A la suite de l’article « DSI, anticipez le lab avant de vous le faire imposer ! », voici un deuxième avis d’expert signé de Christophe Stern, DSI & CDO, Conseil et Management de Transition chez Digital Sapiens. A la clé d’un projet de « lab » : une transformation de l’entreprise – au-delà des technologies et de la seule DSI –  et de l’innovation véritable.

Les caractéristiques idéales d’un open lab

Si nous détaillons un peu l’Open Lab, en insistant sur son caractère ouvert, il semble nécessaire, non pas d’en faire un instrument purement IT, mais bien d’en faire un outil de notre temps : collaboratif, ouvert (dans le sens de transparent). En ce sens, agir de concerts avec les métiers impliqués dès que ceux-ci seront identifiés, s’aligner avec la stratégie d’entreprise (que le DSI devra parfaitement traduire dans son « AS IS » comme dans son « TO BE ») et travailler de façon extrêmement transparente (en permettant l’erreur, c’est humain, surtout dans la mise en place d’une telle démarche) semblent des bons points de départ.

Voici donc 7 étapes essentielles pour réussir votre open lab

-          Mettre en place un climat de confiance : pour le DSI cela signifie être sincère, expert et loyal, il n’y a pas d’autre moyen pour lui.

-          Rendre ses lettres de noblesse au droit à l’erreur. On essayera plutôt de piloter les erreurs, sous forme de processus d’amélioration continue du processus d’Open Lab.

-          Définir une enveloppe budgétaire et ne rien en attendre : pas de ROI chiffré, mais d’autres mesures de ROI (collaboration dans l’entreprise, innovation). Cette approche va de pair avec la sincérité : on ne peut pas exiger des résultats en ne permettant pas le droit à l’erreur.

-          Laisser créer. Par exemple le lab peut mener à la création de nouveaux métiers en identifiant des assets business non exploités !

-          Aller à la rencontre de ses homologues dans d’autres bureaux/pays : pour s’aérer l’esprit et prendre de nouveaux points de repère.

-          Accepter (et faire accepter au DG et à l’entreprise) de créer de la désorganisation, nécessaire pour produire quelque chose, sans recréer des silos. L’innovation n’a que faire des silos. Ne pas savoir gérer l’innovation autrement qu’en mode silos, c’est renoncer à innover tout court.

-          Sélectionner les premiers membres de l’Open Lab (par ordre d’importance) :

  • Pour leur curiosité naturelle
  • Pour leur propension à créer des liens qu’eux seuls voient
  • Pour leur envie
  • Pour leur intelligence
  • Pour leur compétence (en dernier, c’est la cerise sur le gâteau, elle n’est pas obligatoire)

En fait il ne faut jamais oublier que le numérique sert à rapprocher ce que l’entreprise peut faire et sa stratégie. En cela le DSI a un rôle clé à jouer, en ligne avec les métiers, et le lab peut être le creuset de cette transformation.

 

 

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