Dans un contexte économique marqué ces dernières années par l’augmentation des défaillances d’entreprises, le credit manager est devenu un acteur majeur de l’entreprise. Ses missions, en lien avec le DAF : évaluer les risques d’impayés chez les clients et prospects, négocier les conditions financières des contrats commerciaux, mettre en place des processus de qualité pour optimiser la facturation et un paiement prompt, surveiller les encours de la facturation au paiement, recouvrer les créances impayées et tenir informée la direction commerciale. Pour tenir ce rôle, il lui faut désormais exploiter toutes les opportunités offertes par le Big Data. A cet effet il a plus que jamais besoin du soutien de sa DSI.

 

Credit Manager, un métier au cœur des flux de données

Le métier de crédit-manager a ses dernières années et à fortiori depuis la crise financière de 2008, connu de très profondes transformations. L’augmentation du volume des défaillances d’entreprises, le développement de la culture cash dans les organisations, l’avènement du digital et de la collaboration sont autant d’éléments contextuels qui ont porté sa mutation. Loin de sa seule mission de recouvrement, il est donc devenu un véritable chef d’orchestre chargé de piloter tous les flux d’informations de l’entreprise tout en anticipant les risques de défaillance et de retard de paiement, en participant au développement commercial de son entreprise, et en protégeant ses intérêts financiers.

Au cœur de cette démarche : sa capacité à capter les données en temps réel et à en tirer toute la quintessence. A cet effet, le credit manager peut désormais capitaliser sur les technologies du big data, mettre en œuvre des outils d’analyse prédictive ou adopter les solutions de gestion du poste client de nouvelle génération.

 

DSI : un accompagnement indispensable

Le Credit Manager ne peut pas relever seul le défi de l’innovation. L’exploitation de ces nouveaux outils services digitaux nécessite pour un certain nombre d’entre eux de développer des interfaces entre le système d’information de l’entreprise et celui du ou des prestataires du risque client (sociétés d’information d’entreprises, assureurs crédits, spécialistes de la gestion du poste client…).  Certes, cette mission revient naturellement aux équipes IT. Néanmoins son succès nécessite une étroite concertation entre la DSI et le credit manager. Une concertation qui commence dès la phase de cadrage et de définition des besoins.

« Cette première étape permet au credit manager d’exprimer ses besoins métiers et à la DSI d’en évaluer la faisabilité technique au regard des capacités informatiques internes et des problématiques de sécurité, puis d’en déterminer les échéances, explique Benjamin Royoux Responsable marketing produit et expérience client chez Euler Hermes. Cette collaborativité entre le credit manager et la DSI s’étend ensuite jusqu’à la mise en production et l’exploitation des nouveaux services et outils digitaux. Elle est par exemple indispensable lors de la mise en place des tableaux de bords et des outils de pilotages. Le credit manager exprime ses besoins en la matière au DSI qui s’occupe alors de paramétrer les outils ad hoc en conséquence ».

Au-delà de ces dimensions technologies et sécuritaires, il revient également au DSI d’évaluer les coûts des technologies retenues et de leur maintenance afin de déterminer le budget du projet.

 

 

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