Le Cloud est souvent considéré comme un concept au périmètre fluctuant et difficile à appréhender, ce qui n’est guère étonnant avec un nom pareil. Pourtant, avec une stratégie cohérente et les bons indicateurs, ses bénéfices sont on ne peut plus concrets et rationnels. Si l’on s’affranchit des postulats surannés selon lesquels tout le monde doit y aller ou que toute activité y est éligible, comment savoir si c’est la solution pour l’ensemble de ses activités, ou bien seulement un des composants d’une équation plus complexe ?

Au final, comprendre la technologie n’est plus suffisant : il faut également considérer l’ensemble des paramètres qui vont impacter l’entreprise.

1 – Les objectifs

Avant tout, il faut définir avec précision ses objectifs : lorsqu’on planifie un voyage, il est préférable d’avoir une idée assez précise de sa destination…
Ce n’est pas tellement différent lorsqu’il s’agit du Cloud : ce sont les axes de développement stratégiques de l’activité qui doivent orienter les choix, afin de sélectionner des prestataires dont l’offre de services est en adéquation avec ses besoins.

Des besoins variables en ressources, un environnement de développement pour accélérer les tests et la mise en marché, limiter les investissements et de favoriser les coûts opérationnels…
Voici quelques pistes, à considérer avec prudence car tout changement d’ordre technologique aura un impact sur le SI : architecture applicative, plateformes d’automatisation,  processus d’approbation, surveillance, gestion, sécurité,  pour ne citer que ceux-là…

objectif du cloud - Atout DSI

2 – L’héritage IT

Les infrastructures IT matures sont hétérogènes aussi un audit de l’existant applicatif est nécessaire en regard des capacités de l’environnement virtuel dans lequel on souhaite les placer.
Parfois, les migrations sont possibles directement ou il s’agit de ne modifier que quelques paramètres, mais il arrive aussi que pour diverses raisons la meilleure des options soit de conserver l’application en l’état, soit chez soi, soit chez un prestataire capable de l’intégrer au reste du Cloud telle quelle.

 

3 – Les types de Cloud et leurs avantages

Privé, privatif, public, hybride, tous les types de Cloud ne sont pas les mêmes, cela va sans dire… Il est important de connaître et de comprendre leurs différences en termes de gestion, de gouvernance, de sécurité et d’évolutivité. Ce sont les choix stratégiques qui doivent définir la configuration Cloud, non l’inverse.

Supposons que mon besoin est une flexibilité qui puisse faire coïncider en permanence les coûts avec les ressources : un cloud privé  peut faire l’affaire, mais en réalité je vais devoir investir sur la base de l’hypothèse haute des besoins, car qui peut le plus, peut le moins…
Pour profiter des économies d’échelles, il va falloir recourir à une solution hébergée, voir opter pour un Cloud public. Et bien sûr, il y a également la solution Cloud hybride, entièrement sur mesure…

objectif du cloud - Atout DSI

4 – L’environnement réglementaire

HIPAA, FINRA, GL, BA, PCI-DSS, SOX, ne sont que quelques-uns des standards normatifs et réglementaires relatifs à la gestion des données :
il est crucial d’en connaître la compatibilité avec les différents types de Cloud et les contraintes de son activité ou son secteur.

Il en va bien entendu de même en ce qui concerne les certifications et les accréditations des fournisseurs de solutions qui y sont liés.
L’une des préoccupations principales lorsqu’on s’intéresse de près au Cloud, c’est la sécurité.

5 – Les utilisateurs

Au sein des entreprises, les équipes sont très souvent à saturation et la migration d’applications vers de nouvelles plateformes doit être envisagée avec prudence afin de ne pas être perçu par les utilisateurs comme un risque, une perte de contrôle ou un changement inutile et chronophage.

Comment impliquer les équipes techniques actuelles dans cette transformation ? Y at-il des équipes de développeurs qui bénéficieraient d’un environnement de test ?
Il faut communiquer sans relâche sur les bénéfices de Cloud, d’autant plus que les équipes de production sont toujours demandeuses d’outils de contrôle et de plus de sécurité, de disponibilité et de résilience.

6 – Gestion et opérations

L’ajout d’un nouveau prestataire et/ou d’un nouveau site externe aura nécessairement des impacts sur les méthodes de travail, les processus interne de l’entreprise ou encore son pilotage. Car s’il y a bien de nombreux avantages à la mise en place d’un cloud adapté à ses besoins, l’adoption de ces technologies dites « disruptives » nécessite toujours de modifier certains paramètres dans la gestion de l’entreprise et ses différentes contraintes opérationnelles.

 

7 – La disponibilité

Résilience et disponibilité sont la clef de voute de toute activité : heureusement, il est tout à fait possible d’utiliser le Cloud pour ses coffres forts électroniques, la réplication ou la continuité d’activité.
Mais dans ces conditions, il vaut mieux être vigilants et vérifier certains paramètres avec ses fournisseurs : quelles applications sont éligibles à ce type de secours ou bénéficieraient d’une bascule ou d’une reprise sur un Cloud.
Et en cas de problème, les ressources internes basculeront-elles sur un cloud ? Les ressources dans le Cloud basculeront-elles chez un autre fournisseur ? L’environnement de production est-il compatible et de quelle manière ses évolutions seront-elles répercutées dans le cloud de reprise ?

Enfin, le Cloud n’est pas exempt de pannes ou d’interruptions et pour s’en préserver il faudra la mise en place de plateformes multiples sur plusieurs sites, soutenue par une politique de maintien en conditions opérationnelles et des tests réguliers.

par Mathias Mercier 

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