Le Cloud, une merveilleuse avancée technologique sans nul doute, mais avons-nous tout vu ? … Quand son adoption a explosé, que tous vos prestataires IT ont annoncé que, eux aussi, ils proposaient du Cloud, vous vous êtes dit « Ok. C’est un tournant pour ma boite. Go ». Mais nombreux sont ceux qui ont confondu vitesse et précipitation et se retrouvent aujourd’hui dans une situation indigeste.

Télécharger l’étude « La gueule de bois post-Cloud »

Un raz-de-marée nuageux

Mais comment les en blâmer ? Une étude sur la Cloud menée par Sungard AS a montré que les dépenses moyennes des entreprises européennes dans le Cloud sont passées de 2010 à 2015, de 486 000€ à 1,63 million d’euros.

Par exemple: rien qu’au Royaume-Uni, 78% des entreprises ont passé une partie ou la totalité de leurs systèmes dans le Cloud !

Ces chiffres sont compréhensibles vu l’engouement médiatique, ajouté au bouche à oreille, mettant en avant les atouts du Cloud en matière de réduction des coûts informatiques, d’accroissement de l’agilité et d’améliorations de l’efficacité de l’équipe IT.

cloud motivation

Cependant la majorité des entreprises est passée au Cloud avec plus ou moins de préparation et d’attentes et comme après une très bonne soirée où on se laisse un peu aller à surconsommer, le réveil est souvent difficile.

Cumulonimbus d’imprévus

Comme vous avez dû le constater, le Cloud n’est pas sans désagréments embarqués. Parmi les mauvaises surprises, les coûts cachés que le Cloud a engendré prennent une place prépondérante.

Près de 90% des entreprises françaises s’est retrouvé dans cette situation contre 81% pour la moyenne de l’ensemble des répondants européens.

Toujours dans la même étude sur le Cloud, il a également été estimé qu’en additionnant les coûts de maintenance du Cloud et les coûts non prévus, les entreprises françaises déboursent en moyenne près de 1,46 milliard d’euros par an.

Cloud Couts imprévus

A l’origine de ces coûts, les problèmes les plus fréquents, dont certains que vous  avez forcément expérimenté vous-mêmes, sont :

  • La complication de la gestion de  l’infrastructure informatique,
  • L’intégration du Cloud avec les systèmes déjà existants,
  • L’interopérabilité entre les différentes plateformes Cloud et les plateformes physiques.

Une telle liste d’imprévus a donné naissance à un phénomène qui n’avait pas été anticipé par beaucoup d’entreprises, le retour d’une partie du Cloud vers le physique.

Le retour sur Terre

La rhétorique est implacable, si les données sont gérées sur place, par la DSI, sur un support qu’elle maîtrise parfaitement, elles sont perçues comme mieux contrôlées, notamment financièrement. Et force est de constater qu’en 2015, toujours selon l’étude commanditée par Sungard AS, les entreprises françaises ont ramené en moyenne près de 45% de leurs systèmes et applications du Cloud vers le physique. Un véritable retour sur Terre.

A cette statistique s’ajoute une autre encore plus frappante, 23% des entreprises qui sont revenues du Cloud vers le physique l’ont fait car le Cloud n’était plus nécessaire à leur business ! Ceci met parfaitement en exergue le fait que  l’engouement  médiatique autour du Cloud a fortement contribué à son succès, en dépit d’une bonne préparation.

Le Cloud reste néanmoins une des étapes incontournables de la transformation digitale des SI. Mais, comme le montrent ces chiffres, il ne s’agit pas d’une décision que l’on prend à la légère, mais bien une action réfléchie, qui doit se construire avec un plan stratégique et  incluant toutes les difficultés potentielles qu’un service IT peut rencontrer lors de son implantation.

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Télécharger l’étude « La gueule de bois post-Cloud »

 

Et vous, avez-vous eu des mésaventures liées au passage de vos applications dans le Cloud ?
N’hésitez pas à les partager avec la communauté dans les commentaires !

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