Au cours de ces 5 années de passage au Cloud, les entreprises ont vu l’émergence d’un nouveau mode de consommation de l’IT qui s’est progressivement imposé jusqu’à devenir une véritable vague de fond. Ce raz de marée est parti d’Amérique du Nord, pour ensuite passer par le Royaume-Uni et la France, avant d’atteindre le reste de l’Europe. Nous sommes désormais rendus au lendemain de la fête du Cloud.

Le Cloud est littéralement partout. Il est difficile, sinon impossible, de l’éviter même s’il s’impose par des voies directes (solutions SaaS verticales, progiciels métiers, cloud hybrides) ou indirectes (shadow IT, BYOD, IoT). C’est donc le moment opportun pour établir un premier bilan : tout le monde est au fait des bénéfices escomptés lors de son adoption, mais Quid de la réalité ? Maintenant que le modèle a atteint une certaine maturité, il est peut-être temps de regarder s’il a tenu ses promesses et si oui, lesquelles ?

Des challenges imprévus…

Le constat est riche d’enseignement : en bref, les entreprises font désormais face à une nouvelle série de challenges qui découle de la nécessité de gérer et d’assurer le bon fonctionnement de ces environnements Cloud. Et cela implique des coûts importants, dont une partie n’avait pas été planifiée lors de l’adoption des solutions concernées. Une étude récente estime ces coûts  pour la France à plus de 500 000 € par entreprise, 9 sur 10 déclarant y être confrontés. Si l’on plonge un peu dans les détails de ces coûts, on y retrouve sans surprise en première ligne l’intégration puis pêle-mêle, la gestion des fournisseurs, la maintenance et les coûts humains. Cependant, il est intéressant de constater que, comme nous l’avons vu précédemment, plus l’adoption est tardive, plus l’enveloppe « non planifiée » est légère, confère la Suède et ses 300 000 € annuels.

Au temps pour les aspects « Economies » du Cloud, et pourtant la maîtrise des dépenses était le premier bénéfice escompté… Sans le remettre en cause totalement (le véritable ROI est un peu plus complexe à mesurer), on peut néanmoins s’interroger sur la raison de ces coûts cachés. Et s’il s’agissait tout simplement d’un mauvais diagnostic en amont ? A bien y regarder, le Cloud n’est pas une fin en soi, mais plutôt une solution répondant à certaines problématiques bien spécifiques qu’il convient d’analyser préalablement à son adoption. Le consommer à toutes les sauces revient à en annuler les bénéfices par des usages peu adaptés.

Et puisque nous sommes dans le champ lexical des lendemains de fête, il y a un autre aspect du Cloud qui a provoqué de nombreuses migraines chez les décideurs IT non préparés ou mal accompagnés : l’intégration du Cloud à des infrastructures existantes (IT legacy). Elle n’avait pas été anticipée comme quelque chose d’aussi problématique, notamment pour assurer l’interopérabilité avec le système préexistant et maîtriser la complexité d’un SI hybride. Si l’on y ajoute la multiplication des prestataires et des solutions, l’hétérogénéité des infrastructures, alors partir du mauvais pied c’est risquer de se retrouver rapidement avec un gros sac de nœud.

… Mais de bonnes surprises

Heureusement il y a de bonnes surprises : l’agilité n’était pas le premier des bénéfices escompté du Cloud, et pourtant il est le premier identifié dans de nombreux cas. De la même façon, et pour adopter un point de vue plus général, les avantages compétitifs conférés sont largement supérieurs aux attentes, grâce notamment à la gestion de la saisonnalité, à l’amélioration des temps de réponse et de réaction, ou encore à l’accès universel à l’information.

Le terme d’« Uberisation » est aujourd’hui très à la mode et décrit (si l’on prend un peu de hauteur par rapport à la définition du support mobile) l’approche disruptive d’une activité spécifique en lui appliquant un nouveau modèle économique et en changeant son paradigme en profondeur. Il me semble qu’à ce titre, le Cloud a été et reste, à bien des égards, une « ubérisation » de pans entiers de l’IT traditionnelle.

 

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Et vous, quel est votre bilan du passage au Cloud ? N’hésitez pas à partager vos retours avec la communauté dans les commentaires !

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2 Responses

  1. Gilbert

    L’utilisation du cloud est bénéfique pour les entreprises mais nécessite un investissemnt conséquent. Néanmoins, l’avantage est que son utilisation permet de générer des bénéfices. Il est primordial d’effectuer son adoption au plus tôt pour percevoir son efficacité. En effet, son intégration doit être a

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  2. Gilbert

    L’utilisation du cloud est bénéfique pour les entreprises mais nécessite un investissement conséquent. Néanmoins, l’avantage est que son utilisation permet de générer des bénéfices. Il est primordial d’effectuer son adoption au plus tôt pour percevoir son efficacité. En effet, son intégration aux infrastructures existantes doit être effectué sur mesure et adapté aux besoins réels de l’entreprise. Il est préférable de recourir aux services d’un prestataire informatique car ce dernier peut établir un audit du système informatique avant toute chose.

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