Nous avons vu dans un précédant article que la gestion d’une infrastructure hybride était un projet à bien anticiper, sous peine de devenir un gouffre de complexité.

A chaque DSI sa vision de l’infrastructure et son approche, hybride ou non, pour que l’IT maximise son efficacité et son impact business. Voici les retours d’expériences des DSI de la communauté Atout DSI sur ce challenge de l’informatique hybride.

 

DAVID LANIADO DSI FED

David Laniado, DSI du Groupe FED

« Il ne faut pas choisir le cloud pour le coût ; c’est une décision stratégique qu’il faut prendre avec soin. Héberger de la bureautique en interne par exemple n’apporte aucune valeur ajoutée et ne pose pas de problèmes particuliers à être externalisé en Cloud avec O365 par exemple alors … pourquoi s’en priver ? Sur une solution contenant des données sensibles et/ou stratégiques, il faut se poser la question intelligemment. Si on opte pour le Cloud, bien lire les contrats, avoir conscience des impacts (montées de versions, limitations, évolutions, niveaux de maitrises, SLAs, réversibilité, …) et surtout en parler en interne.

Le modèle hybride permet de lier deux mondes ; ce que l’on souhaite garder en interne et ce que l’on souhaite mettre en Cloud. D’autre part, cela permet d’accéder à des plateformes et des solutions performantes que l’on ne peut pas forcément déployer en interne. Au final, le nerf de la guerre de l’entreprise c’est la Data. Peu importe le choix, « on premise » ou en Cloud, Il faut dans tous les cas s’assurer que l’on garde une totale maitrise de ses données. »

 

Jacky Galicher DSI ACADEMIE DE VERSAILLES

Jacky Galicher, DSI de l’Académie de Versailles

« Si on internalise une solution sans données sensibles on fait subir aux utilisateurs des interruptions liées aux incidents et aux upgrades logicielles/matérielles. L’hybride diminue ces interruptions de service. Il n’y a pas de plus-value à ce que j’héberge certaines applications alors qu’un prestataire qualifié saura le faire avec des engagements de qualité optimums.

Nous avons mis en place il y a déjà quelques années un helpdesk en cloud hybride car nous dispositions des ressources humaines pour le gérer tout en bénéficiant des avantages du cloud. Ainsi nous avons fait le choix de mettre les données d’identification dans notre data center interne, car nous avons dans l’éducation nationale de fortes obligations de sécurité sur ces données sensibles, mais les tickets d’incident eux même sont dans le cloud. »

 

Arlette Quillere DSI CENTRALE DE REGLEMENT DES TITRES

Arlette Quilleré, DSI de la Centrale de Règlement des titres

« Nous avons une hybridité bien vécue et maîtrisée car nous avons anticipé de nombreux sujets en amont de la migration avec des tests et aller-retour entre les plateformes. Nous avons aussi formé une bonne équipe avec notre intégrateur ainsi qu’en interne, en impliquant les équipes en amont dans le projet. Lors de cette année d’« évangélisation » en amont de la migration nous avons réorienté l’équipe exploitation vers les métiers, ce qui a impliqué de la formation pour leur permettre de devenir plus polyvalents. Nous avons aussi prévu dès le début un budget plus important pour ne pas avoir à renégocier après le déploiement. »

 

Pour approfondir le sujet, téléchargez le livre blanc « Terreur Hybride »

 Télécharger l’étude

Nous avons consacré plusieurs articles et un webinaire au sujet des infrastructures hybrides, étayés de témoignages de la communauté Atout DSI. Si vous souhaitez réagir à cette étude et partager votre retour d’expérience, n’hésitez pas à le faire en commentaire sous cet article ou via notre formulaire contact.

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