Avec quelques années d’expériences, on se rend compte que les chemins qui mènent au Cloud sont parfois semés d’embûches.  Avec un  déploiement généralisé jusqu’au marketing, finance ou ressources humaines, les DSI doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux défis de disponibilité et de dépenses opérationnelles liées au Cloud.

C’est dans cette optique que cette année, Sungard Availability Services a réalisé une étude sur les retours d’expériences des DSI, après une migration vers le cloud.
Afin de revenir sur cette étude « La migraine post-Cloud», nous avons rencontré Emmanuelle Servaye, Responsable du Marketing, afin de mieux comprendre les chiffres de cette étude et ce qu’ils engagent.

Nous vous invitons à télécharger l’étude dans son intégralité, afin de découvrir les chiffres sur le ROI attendus ou encore les coûts cachés générés et parfois non anticipés.

Cloud sungard

Télécharger l’étude « La gueule de bois post-Cloud »

 

Quel a été l’élément déclencheur qui a poussé Sungard AS à réaliser cette étude ?

Plusieurs éléments nous ont poussés à réaliser cette étude. Tout d’abord, Sungard AS est positionnée, au niveau global, sur des offres de service liées au Cloud. Cette implication dans le Cloud s’est d’ailleurs retrouvée renforcée il y quelques mois lorsque nous avons été sélectionnés par CISCO comme partenaire de leur programme CISCO Intercloud Fabric. Il nous paraissait donc important d’élargir encore plus notre connaissance sur ce sujet afin d’améliorer nos recommandations auprès des DSI que nous accompagnons.

Ensuite il ne s’agissait pas de réaliser un état des lieux de la maturité des différents marchés interrogés en termes de consommation mais plutôt d’évaluer l’impact réel sur les entreprises de l’adoption du Cloud dans différents pays européens (cette étude sera déployée plus globalement début 2016). Nous avions envie de connaître les conséquences sur les DSI, et de confronter leurs attentes avant de passer au Cloud à leurs retours d’expérience. Et ce pour un seul objectif convergeant, nous permettre de continuer d’être un partenaire agile, structuré et en capacité de fournir des solutions qui aident et répondent aux besoins des DSI.

Les résultats de cette étude vous ont-ils surpris ?

Oui et non ! Non, car ils n’ont fait que mettre en exergue une impression que nous avions déjà. Le passage au Cloud, souvent mal préparé et un peu précipité, a soulevé de gros problèmes de complexité de l’IT et de sa gestion opérationnelle. Notamment en révélant à de nombreuses DSI l’importance du Shadow IT au sein de leurs métiers et générant de gros problèmes d’interopérabilité entre les différents systèmes.

Et oui, car nous n’avions tout de même pas imaginé l’ampleur des coûts cachés liés au passage au Cloud et le nombre de différents prestataires de Cloud qu’ont de nombreuses entreprises. Côté coûts, nous étions conscients que le manque de préparation sur un projet de transformation aussi important était générateur d’imprévus mais nous ne pensions pas qu’ils seraient aussi impactants financièrement. Par exemple, nous étions loin de penser que les coûts de maintenance additionnés aux coûts imprévus représentent près de 1,46 milliard d’euros par an pour les entreprises françaises. Et de tels chiffres sont révélateurs d’une adoption non maitrisée du Cloud par nombre d’entre elles. Côté prestataires, nous avons été surpris de découvrir qu’en France près de 52% des entreprises interrogées travaillent actuellement avec 5 prestataires différents ou plus. Au regard d’une telle donnée, il devient facile de comprendre d’où viennent les problèmes d’interopérabilité.

Quels enseignements supplémentaires tirez-vous de ces résultats ?

Après avoir échangé avec plusieurs Directions SI sur les résultats de cette étude, nous avons compris qu’il y avait un véritable phénomène de reprise en main de cette technologie de la part de la DSI. Dans une démarche de réduction de la complexité, de reprise de contrôle sur les coûts et de réduction du nombre de fournisseurs, nous avons distingué une tendance nouvelle : le retour temporaire vers le physique.

Ce retour s’inscrit d’ailleurs comme une véritable étape de transition, un pas en arrière pour mieux maitriser le passage vers le Cloud, plus marquée dans la durée, avec la création de véritables infrastructures hybrides. Nous voyons d’ailleurs cette étape comme le meilleur moyen d’établir une stratégie plus claire et plus efficace quant au rôle du Cloud dans les entreprises.

Avez-vous une recommandation particulière à l’attention des DSI qui nous lisent ?

Je recommanderai de traiter un passage au Cloud en mode projet et de le piloter en tant que tel. En amont, nous avons senti un manque de référentiel clair, voire même de création de process dans le passage au Cloud qui puisse faire office de « garde-fou ». Avec un pilotage en mode projet, et le recours à des parties prenantes de qualité, vous aurez l’assurance de garder sous contrôle les aspects techniques et financiers de cette transition. En aval, j’ajouterai que la montée en compétences des équipes IT y est également capitale lors de la migration puis la gestion des systèmes et des applications dans le Cloud. En somme il faut prendre le temps d’une migration réussie et s’offrir une transition nécessaire, capitale et finalement rentable !

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Télécharger l’étude « La gueule de bois post-Cloud »

 

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