Les fusions acquisitions sont valorisantes pour les entreprises à de nombreux égards : diversification de l’offre, renforcement face à la concurrence, acquisition de nouvelles compétences, relais de croissance, …
Mais attention, car le succès de la nouvelle entité dépendra aussi de sa capacité à intégrer l ’IT entre l’existant et l’arrivant, c’est-à-dire rationaliser le paysage applicatif, homogénéiser l’architecture technologique,  consolider l’infrastructure et optimiser les processus métiers.

Comment capitaliser sur la valeur combinée des deux SI ?

Car les difficultés pour les départements IT se concrétisent après la fusion, lorsque qu’il faut intégrer les équipes, les systèmes et les procédures tout en conservant, sinon en améliorant, les performances de l’entreprise. La taille du portefeuille applicatif croit significativement et, en conséquence, l’infrastructure IT  qui l’alimente doit être d’autant plus robuste, résiliente, flexible et évolutive. Et ce, à isopérimètre financier dans la mesure du possible !
Ajoutons qu’il est rare que les entités fusionnées aient beaucoup d’éléments de leur paysage IT en commun : une entreprise utilise en moyenne de 10 à 15 applications pour gérer des processus métiers différents, sans compter les bases de données afférentes.

Il va nécessairement en résulter une transformation du paysage IT de l’entreprise.
Or cette phase devra être mise à profit pour faire des choix stratégiques, tels que l’abandon de certaines infrastructures dépassées sur le plan technologique et trop lourdes à faire évoluer, en adoptant des solutions plus flexibles et sur mesure (externalisation, IT hybride, Cloud, SaaS, PaaS…).
En matière d’intégration, les choix des entreprises se portent de plus en plus sur ces nouveaux modèles de consommation de leur IT, car ils n’engagent que peu d’investissements (Capex) et permettent de garder le contrôle sur les coûts opérationnels (Opex).

Voici une liste (non exhaustive) des autres défis auxquels le service IT devra faire face après une fusion :

L’intégration applicative

Un manque de synchronisation entre les processus métiers entraînera des ralentissements opérationnels au sein de l’entreprise, des erreurs et des réplications dans le traitement des données (RH, Finances, CRM, ERP…).
Difficile de se concentrer sur son cœur d’activité dans ces conditions tant que des standards n’auront pas été établis.

Une seule perspective

Deux entreprises de secteur similaire qui fusionnent vont avoir des prospects et des clients en communs.
Le défi sera de consolider et de ne conserver qu’une seule occurrence afin d’éviter, par exemple, que deux démarches commerciales simultanées ne se produisent sur un même compte, avec pour résultat une perte de crédibilité importante.
Au final, l’entreprise ne doit voir qu’un seul client et le client ne doit voir qu’un seul fournisseur.

Où sont mes données ?

L’entreprise doit assurer à ses collaborateurs un accès direct et rapide à la dernière information, à tout moment et de partout.
Indépendamment des moyens et des technologies employés, si l’intégration des données n’a pas été correctement faite, alors la collecte des informations éparpillées aux quatre coins du SI peut devenir vraiment complexe et handicapante.

Est-ce conforme ?

A l’issue de la fusion et avec la confrontation des modèles économiques et des cultures d’entreprises, il risque fortement d’y avoir des divergences importantes en termes de conformité.
Qu’il s’agisse des contrats, des procédures, des SLAs ou des politiques de l’entreprise liées aux produits ou aux services, elles seront d’autant plus fortes si l’entreprise acquéreuse est issue d’une culture « globale ».

par Mathias Mercier 

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