Ces dernières années, il a été constaté que les applications étaient le nouveau moteur du business. Mais le sont-elles vraiment ? Vous avez beau utiliser, ou même avoir développé, les meilleures applications possibles, leur potentiel ne représente qu’une partie de la problématique. Pour un fonctionnement vraiment optimal, voici trois facteurs clés à garder à l’esprit.

1. La performance : le cœur de la performance applicative

Allons droit au but. Si votre application est sous performante, elle n’atteindra pas le retour sur investissement attendu. Pour optimiser les performances de votre application il vous faut vérifier sa disponibilité, son stockage, la bande passante qu’elle utilise, la vitesse des processeurs et ses I/O… et s’assurer de l’adéquation aux besoins du business de chacun de ces aspects.

Par exemple, une institution financière qui suit les transactions bancaires à l’échelle mondiale a besoin d’être particulièrement attentive à ce que les applications soient actives et qu’elles tournent à leur vitesse d’exécution optimale. Si ces applications ralentissent ou s’arrêtent, même temporairement, l’impact et le coût peuvent être colossaux, parfois jusqu’à 5000€ par minute. Pour atteindre le niveau de service (SLA) attendu par le business (un RPO & un RTO qui tendent vers zéro), ces applications critiques doivent être hébergées sur des infrastructures redondantes au niveau des couches serveur, réseau et stockage.

A contrario, une société industrielle utilisant une application de messagerie pour une fonction non critique du business (comptabilité par exemple) n’a pas besoin du même niveau de SLA.
Bien que l’arrêt de service de ces applications ne soit pas souhaitable, le business peut en supporter une rupture momentanée.
Ce genre d’application ne requiert pas le même niveau élevé de bande passante, de débit, de vitesse d’I/O que celui requis par l’institution financière. Le SLA en ce cas peut être de 12 à 24 heures pour le RPO et le RTO.

Assurez-vous de bien développer des applications qui répondent parfaitement aux besoins de votre business, aux objectifs de votre DG et de ne pas se placer comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.

 

2. L’infrastructure : Les fondations de la performance applicative

Historiquement, les datacenters ont été construit en silos. Par exemple, si vous aviez besoin d’un ERP, vous deviez acheter le stockage, le réseau, les serveurs, l’hyperviseur, etc. pour supporter cette seule application. Le problème, évidemment, c’est qu’en environnement siloté vous construisez à la fois vos problèmes futurs en gestion du changement mais aussi votre propre inefficacité.Vous allez vite être cerné d’un grand nombre de machines et ressources sous-utilisées qui auraient pu être affectées à d’autres usages, et vous pourriez trouver intéressant de garder synchronisés vos environnements de  production et de sauvegarde.

Dans une telle architecture silotée, vos applications peuvent toutes tourner correctement individuellement mais votre entreprise au final perd de l’argent et de l’efficacité. Donc pour atteindre une vraie performance applicative optimale, se débarrasser de ces silos est indispensable. Votre potentiel de stockage, de réseaux, de serveurs, etc. doit être installé nativement de manière flexible afin de devenir une véritable architecture mutualisée où vous pouvez monter dynamiquement des ressources, les réallouer, et les utiliser dans tout votre environnement.

Avec une architecture mutualisée, vous pouvez dédier les bons paramètres de bande passante, I/O, stockage, etc. pour chaque application afin d’assurer une performance optimale. Rien n’est gâché. De surcroît, vous pouvez monter de nouvelles applications en quelques minutes (pas des mois) parce que vous pouvez rapidement réallouer les ressources pour provisionner les nouveaux programmes, sans interaction sur la performance des autres applications que vous faites tourner.

 

3. Les accès : Le gardien de la performance applicative

Dernier point, vous devez surveiller les accès à vos applications qu’elles soient en développement ou en production.

Le contrôle d’accès basé sur le rôle (RBAC) est critique à la fois d’un point de vue sécurité et d’un point de vue performance. Imaginons que vous avez un ERP. Vous voulez vous assurer que seuls les gens autorisés peuvent modifier l’application ou son environnement. Vous devez alors être capable de mettre en œuvre un verrouillage pour éviter toute modification. Vous devez superviser le système en place pour voir qui accède à l’application et son environnement et ce qu’il y a fait.

De plus, si vous avez une nouvelle application en développement, vous devez être capable de contrôler qui y accède, que l’application soit hébergée dans le cloud ou dans un datacenter physique. Permettre l’accès à des personnes non autorisées peut impacter votre vitesse de mise sur le marché et l’efficacité globale de votre application. Vous pouvez même perdre votre capital intellectuel si un employé peu scrupuleux décidait de voler le code.

 

Vers une approche holistique de la performance applicative 

Performance, infrastructure et accès sont des aspects essentiels si votre business dépend d’une véritable performance applicative. Optimiser chacun de ces aspects permettra que vos applications, qu’elles soient utilisées par vos employés, vos vendeurs ou vos clients, délivrent le retour sur investissement garantissant l’atteinte de vos objectifs business et faisant de vous un véritable cador de la livraison d’applications.

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