Comme nous l’avions évoqué précédemment, le passage au Cloud a été source de nombreuses désillusions pour les entreprises européennes. Nous avons choisi de faire un focus sur un secteur aux données sensibles : le secteur des services financiers, où les chiffres sont encore plus impressionnants.

Télécharger l’étude « La gueule de bois post-Cloud »

 

Des investissements conséquents…

Les entreprises du secteur des services financiers, malgré la sensibilité de leurs données, se sont très largement adonnées au Cloud lors de l’explosion de celui-ci. Entre 2010 et 2015, les dépenses annuelles moyennes investies dans le Cloud sont passées de 650K livres sterling à 2,15 millions de livres sterling. Ces entreprises ont d’ailleurs prévu d’atteindre les 2,32 millions de livres pour l’exercice 2015-2016 dont près de 61% budgétant des dépenses supérieures à 500K livres.

… pour un ROI pas toujours de retour

Avec de tels investissements dans le passage au Cloud, les entreprises européennes du secteur des services financiers s’attendaient à plusieurs ROI différents. Sur les 400 répondants de l’étude, les 3 retours sur investissements les plus plébiscités étaient :

  • La réduction des coûts IT à 56%
  • L’amélioration de l’efficacité de l’équipe IT à 47%
  • L’augmentation de l’agilité à 44%

Cependant, de nombreuses entreprises ont eu des surprises et 73% d’entre elles ont estimé ne pas avoir réussi à réaliser ces retours sur investissement 5 ans après leur passage au Cloud. Parmi les raisons de cette absence de ROI :

  • 42% estiment ne pas avoir amélioré l’efficacité de leur équipe IT.
  • 33% constatent ne pas avoir réduit les coûts liés à l’IT.
  • 30% analysent ne pas avoir augmenté l’agilité de leur service et de leur entreprise.

De nombreux changements pour le secteur

Cette absence de retour sur investissement contribue fortement aux changements que le Cloud a amené dans le quotidien des DSI puisque près de 41% d’entre eux déclarent que le passage au Cloud a rendu leur travail plus stressant contre 36% qui estiment qu’il la rendu plus complexe.

Cette complexité et ce stress proviennent notamment des leviers business des entreprises que le Cloud a vu changer avec son arrivée. Parmi les changements, les 3 facteurs les plus importants qui sont devenus des moteurs pour les entreprises du secteur des services financiers alors qu’ils ne l’étaient pas avant le Cloud sont :

  • 29% : Améliorer la sécurité des données
  • 27% : Optimiser le temps de réponse vis-à-vis des demandes du marché et des clients
  • 26% : Garder le Shadow IT sous contrôle

Mais le changement le plus flagrant, comme dans la plupart des secteurs, est la création d’un véritable nouveau modèle d’infrastructure, le retour au physique et la naissance d’un Cloud Hybride. Cette tendance est facile à comprendre puisque près de 44% des entreprises européennes de ce secteur déclare rencontrer quotidiennement des problèmes d’interopérabilité.

La réaction ne s’est pas faite attendre de la part des DSI : 30,56% des systèmes ou applications du secteur sont repassés du Cloud vers le physique pour entrer dans une nouvelle phase à moyen terme d’infrastructures hybrides.

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Et vous, avez-vous rencontré les mêmes problématiques lors du passage de vos applications et systèmes dans le Cloud ? N’hésitez pas à les partager avec la communauté dans les commentaires !

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2 Responses

  1. Jean-Luc

    En même temps c’était plutôt évident que ça allait se passer comme ça. Les SSII et les super consultants en organisation de DSI, qui n’ont aucune idée du travail réalisé par les gens qui produisent (pas ceux qui se battent avec des jours-homme), ont sur vendu quelque chose dont la plupart des entreprises françaises n’ont pas besoin. Avec un bel effet de buzz dans les médias, ça donne des millions d’euros investis pour… pas grand chose.

    Vivement les articles : « Big Data, est ce qu’il n’aurait pas mieux valu indexer mes bases de données et retravailler la modélisation plutôt que de dépenser des millions pour une architecture que je ne maîtriserai probablement jamais? »

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