Un avis d’expert de Régis Finet, Directeur Régional Hauts de France chez ANKAA PMO.

Vous cherchez au sein de votre DSI des compétences pointues ponctuellement, la flexibilité d’un intervenant compétent et bien entendu une prestation de qualité en « limitant » les coûts ? Dans ce cas l’appel à un freelance est la solution. Néanmoins, le recours à un freelance nécessite quelques adaptations dans votre gestion, en particulier pour son recrutement et pour le suivi au quotidien de cet intervenant un peu particulier.

 

Pourquoi choisir un freelance au sein de sa DSI ?

  • Pour absorber une surcharge temporaire de travail sur une activité nécessitant de fortes compétences à acquérir très rapidement ou qui n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’un seul projet.

 

  • Pour rationaliser son budget RH. Car en retenant un freelance, on paie les compétences uniquement sur la durée nécessaire, voire même sur une organisation de temps de travail à temps partiel, voire très partiel…

 

  • Intérêt additionnel : pour réduire les charges administratives et financières d’un recours à des ressources complémentaires pour gérer les évolutions de l’activité. Pour un freelance, pas de contrat de travail, pas de bulletins de salaire, pas de déclaration sociale.

 

  • Enfin, pour la qualité de la prestation d’un professionnel en recherche de références client et missions, sources uniques de ses revenus. En effet, le freelance choisit ses missions. Il est dans une relation contractuelle pour chaque travail accepté et « peut » de ne pas être payé en cas de litige ou d’insatisfaction client. Le freelance a donc une pression plus forte qu’un salarié sur son engagement qualité.

 

Enfin si vous vous retrouvez dans la configuration d’un de ces projets, le freelancing pourra être la solution :

-          Un projet qui nécessite des compétences spécifiques et temporaire (migration d’infrastructure, audit de sécurité, TMA, développement d’application, mise en œuvre d’une méthodologie au sein de l’équipe, etc.)

-          Un projet pour lequel vous n’avez pas autorisation à recourir à l’embauche.

 

Quel est le processus de sélection d’un freelance ?

Le processus qui permet de choisir le freelance reste similaire à celui d’une embauche standard et le périmètre de compétences espérées doit rester cohérent.

Inutile de chercher « le mouton à 5 pattes », expert sur tous les sujets, maitre es méthodologie, le sourire au dents blanches et le look du jeune cadre dynamique… s’il n’existe pas dans le monde salarial, vous ne le trouverez pas dans le monde freelance.

L’entretien de sélection doit être structuré en trois grandes parties :

-          L’évaluation du savoir-faire : Une grande partie du processus de section doit être affectée au savoir-faire pour s’assurer que la compétence proposée répond aux compétences attendues. Attention, les certifications n’assurent aucunement la compétence opérationnelle.

-          L’évaluation de la méthodologie et celle de l’autonomie : un consultant compétent techniquement ne sera pas forcément apte à évaluer correctement les charges et à organiser les tâches de la mission. Le terme « sénior » sur un CV n’apporte aucune garantie sur le niveau d’autonomie et de conseil d’un profil.

-          L’évaluation du savoir-être : c’est la partie la plus difficile à évaluer. Le look parfait d’un candidat « encravaté » n’apporte aucune garantie quant à sa compétence ou sa capacité d’intégration au sein d’une équipe.

Enfin un contrôle de références peut venir renforcer un sentiment ou une impression, mais là aussi, tout est dans la relativité car les références fournies sont souvent « orientées ».

 

Comment intégrer le freelance dans l’équipe ?

L’intégration d’un freelance au sein d’une l’équipe respecte la même logique que celle d’un salarié que l’on imaginerait en « CDD ».

Le freelance a besoin d’un temps d’intégration pour livrer sa « productivité ».  Mais cette intégration peut être plus rapide qu’un profil salarial « classique » grâce à son expérience des changements de contexte d’entreprises et de missions propres au statut du freelance.

 

Comment gérer une organisation de mission en télétravail ?

La localisation personnelle d’un freelance peut amener à aborder une organisation de la mission tout ou partie en télétravail (en « remote » dans le jargon freelance).

Outre les capacités d’accès à l’infrastructure informatique cliente (VPN privé), il est nécessaire d’avoir bien défini les besoins fonctionnels et techniques du livrable attendu. Le recours à des réunions téléphoniques ou vidéo régulières est incontournable dans le contexte du suivi de projet et le freelance doit disposer de spécifications plus « matures » et claires que s’il était sur site client.

 

Comment gérer la fin de mission ?

On reste dans le parallélisme avec le monde salarial : dans le cadre de la reprise en main des travaux, il est nécessaire de s’assurer qu’un transfert des réalisations est prévu.

La date de fin de mission doit d’ailleurs être définie lors de la contractualisation initiale. Toutefois, si cela n’a pas été le cas, l’annonce de fin de mission sera respectueuse et annoncée suffisamment tôt pour permettre au freelance de rebondir.

 

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