Méconnu en France et encore en phase d’évangélisation outre-manche, le RaaS, ou Recovery as a Service, est souvent perçu comme faisant partie intégrante de la taxonomie Cloud, eut égard sans doute à la similitude de cet acronyme avec les IaaS, PaaS, Saas et autres déclinaisons du fameux nuage.

RaaS :un nom pour plusieurs acceptions

Aux US, berceau mondial de l’IT, le RaaS (aussi appelé DRaaS là-bas) est résolument du côté de l’offre technologique résolument de l’autre côté de la barrière technologique.
Les prestataires préfèrent limiter le périmètre services de leurs offres afin d’obtenir une belle liste de produits se différenciant avant tout par leurs spécifications techniques, mais dont la composante Cloud reste fondamentale.

Dans le même temps, les grands cabinets d’étude comme Gartner ou Forrester renforcent la tendance en assimilant pêle-mêle dans leurs benchmarks, les fournisseurs de solutions de secours Cloud et les constructeurs de matériel avec le concept de Recovery as a Service.

 

RaaS : une approche inédite du secours

Or le RaaS est avant tout un Service, comme son nom l’indique, un mode de consommation et une approche différente de la continuité d’activité et du secours. Le RaaS est protéiforme, hétérogène, il est fait pour apporter une réponse spécifique et dimensionnée à des problématiques liées à des environnements de plus en plus complexes.

Le RaaS permet aux entreprises d’adresser avec simplicité et efficience l’ensemble des facteurs impactant le secours de leur environnement IT, de l’infrastructure jusqu’aux applications, en y intégrant la prise en compte du changement et les facteurs de transformation.

Le conseil, la découverte, l’accompagnement dans les choix technologiques aussi bien que dans leur implémentation et les engagements de la part du prestataire, sont autant de services qui viennent enrichir la simple fourniture d’environnements de reprise ou de bascule, physiques ou virtuels.

 

Du DRaaS au RaaS ?

Dans ce cadre, le cloud est une réponse technologique qui peut tout à fait s’intégrer à une solution RaaS, mais ce n’est pas une nécessité. Ainsi, certains environnements ne sont pas et ne seront probablement jamais compatible avec une reprise virtuelle (P2V) mais restent cependant tout à fait éligibles au RaaS.

Afin que le concept du RaaS s’impose sur les marchés européens de façon durable, il devra probablement prendre de l’ampleur par rapport à son périmètre initial tel que décrit outre-Atlantique.
N’oublions pas que les entreprises ont des attentes de plus en plus fortes vis à vis de leurs prestataires en matière de services et d’engagement, tout particulièrement dans les domaines qui touchent à l’IT et au secours.

 

par Mathias Mercier 

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