La résilience est un sujet sensible pour la DSI, surtout lorsqu’elle touche à des activités externalisées. Sungard AS et Continuity Central ont réalisé une étude conjointe sur les risques de résilience liés à l’offshoring. Les résultats de cette étude révèlent des tendances très claires identifiées par la majorité des entreprises participantes.

 

Des destinations et des activités très semblables pour les répondants

L’Inde est de loin la destination la plus privilégiée pour les opérations réalisées en centre de services partagés avec près de 72% des répondants y ayant déjà délocalisé certaines de leurs activités. Les Philippines et la Chine se partagent la seconde et troisième place avec respectivement 34% et 28% des répondants.
Parmi la liste des types de procédures délocalisées vers ces centres offshore, voici les 3 activités les plus citées par les répondants :

- Développement et SI : 81%
- Centre d’appel : 52%
- Finance et comptabilité : 52%

Les principales menaces pour la continuité d’activité

Toujours selon cette étude, les répondants devaient également citer les principaux risques liés à l’offshoring dans le cadre du bon déroulement de l’activité. Et voici la liste exhaustive des risques cités:

- Coupure des communications: 73%
- Pannes électriques: 67%
- Interruptions du SI: 67%
- Problèmes météorologiques: 55%
- Troubles sociaux: 42%
- Problèmes géologiques: 36%
- Terrorisme: 24%

Les répondants font appel à différentes solutions de continuité d’activité pour pallier à ces menaces dans les pays où ils ont délocalisé certaines de leurs activités, les 3 plus citées sont:

- Rediriger la procédure vers un autre local du pays: 49%
- Orienter les équipes vers le télétravail: 36%
- Envoyer les équipes sur un autre site dédié à la reprise d’activité : 36%
12% ont cependant annoncé ne pas avoir pris de dispositions particulières le cas échéant à ce jour.

 

Différentes perceptions du niveau de résilience

Un peu moins de la moitié (46%) des répondants ont estimé que le degré de résilience des opérations délocalisées était équivalent à celui imposé en Europe ou aux Etats Unis. Cependant, près de 24% ont déclaré que ce dernier était inférieur aux standards occidentaux et près d’un répondant sur 5 (18%) estime que les pays plébiscités par l’offshoring ont très faible voire aucun degré de résilience.
Ces résultats nous amènent à nous questionner sur la pertinence de l’offshoring dans les pays asiatiques et nourrit le questionnement sur le retour du nearshoring en Europe et aux Etat-Unis.

 

Aller plus loin sur le nearshoring avec l’article de Christopher Franskin, DSI de Fost Plus.

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