Il ne vous aura pas échappé que Startups et entreprises établies se font la cour depuis déjà quelques années. Les DSI ont particulièrement à gagner de ces échanges avec des structures agiles et disruptives, qu’elles peuvent en échange aider par leurs méthodes et ressources. Dans le meilleur des cas on pourra donc parler de relation de symbiose, où la DSI et la startup établiront une association durable et mutuellement bénéfique, et éviteront une relation parasitaire qui n’apporterait d’avantages qu’à l’un des deux participants.

Voici quelques conseils organisationnels, techniques et éthiques pour instaurer cette relation de symbiose, inspirante pour la DSI, en toute sécurité bien sûr !

 

L’inspiration avant le plongeon

Parmi les récents exemples d’apports mutuellement bénéfiques, on peut citer les startups mises en avant ce mois-ci lors de l’évènement « Startup & DSI 2016 », organisé par La revue du Digital. L’objectif : distinguer des startups pour leurs apports en termes de nouveaux services délivrables par la DSI. Sur 250 startups inscrites à l’évènement en juillet, 48 avaient été présentées à un jury de 50 DSI, et 12 ont finalement pu pitcher devant les 150 décideurs présents ce soir-là.  A la clé pour ces startups : des contacts directs avec de grands décideurs IT, innovation et Digital, mais aussi en échange pour ces décideurs une énorme dose d’inspiration. Qui a le plus convaincu les votants ? 3 startups actives dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la sécurité informatique :  Dreamquark (deep learning au service de la détection de risques de fraude dans l’assurance), Tanker (Sécurisation des outils de productivité dans le cloud public), M-Cador (outil de détection d’anomalies dans une image).

 

La symbiose par la co-construction et le leadership partagé

Les DSI ont donc tout à gagner à se frotter régulièrement à l’écosystèmes des startups, et si elles détectent un bon « matching » à développer une relation de co-construction entre leurs équipes et celles d’une startup.

Mais attention à la conduite de tels projets. La transformation numérique appelle en effet de nouvelles approches managériales et organisationnelles, comme le leadership partagé. Une démarche adoptée par Anthony Hié, Directeur des SI & du Numérique (DSIN) de l’Institut Catholique de Paris qui a signé sur ATOUT DSI un avis d’expert « leadership partagé DSI-Startup : accélérateur de transformation numérique », nourri de son expérience actuelle.

Attention également à doser la capacité de la DSI, et plus largement de toute l’entreprise, à réellement s’engager dans la relation avec la ou les startup(s). En avril dernier, lors de l’évènement « startup de l’année 2016 » nous avions noté cette remarque de Stéphane Quéré, le directeur innovation d’Engie : « l’innovation c’est travailler avec les startups, et d’être concret en les faisant participer à des appels à projet ». Engie a donc mis les moyens pour être un acteur engagé dans l’écosystème des startups avec OPENINNOV by Engie, sa plateforme d’open innovation lancée fin 2014.

 

L’innovation par l’APIsation

Autre élément important à prendre en compte pour la création d’une symbiose DSI-startup : l’ouverture du SI via son APIsation.

Bien sûr, ouvrir son SI et ses données au utilisateurs internes et externes ne s’improvise. Des règles techniques et éthiques doivent encadrer cette ouverture pour garantir la sécurité et l’intégrité des données. Un aspect dont nous a parlé Nasser Benkhemis, responsable Technologie et SI du Crédit Agricole d’Ile de France, lors de notre enquête « Banque, Finance, Assurance 4.0 : le rôle capital de la DSI ». Le Crédit Agricole travaille en effet avec des startups de la Fintech – comme Linxo, l’agrégateur de comptes bancaires – au travers de son incubateur « le Village by CA » : « Les dimensions sécurité et éthique de la gestion des données de nos clients sont très importantes, nous avons donc adressé un message clair à nos clients avec la création d’une charte éthique sur l’utilisation des données, et en interne par un focus sur la sécurité qui renforce notre rôle de tiers de confiance. »

Une démarche d’APIsation du SI engagée au niveau des entreprises mais aussi au niveau de la DSI de l’Etat comme nous l’avions vu lors de notre interview de Henri Verdier, DSI de l’état, qui place au cœur de sa réflexion la volonté de voir la DINSIC jouer un rôle d’innovation en mode « startup d’état » : « Ce qui est intéressant dans cette démarche (d’APIsation) c’est qu’une toute petite équipe internalisée peut gérer des droits, définir des règles de sécurité par défaut, être un mini opérateur, pour que, derrière, des centaines d’innovateurs s’en emparent et nous surprennent ».

 

Alors, prêt à vous laisser surprendre et à oser la symbiose DSI-Startups ?

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